mardi 16 novembre 2010

Pose des hublots de roof

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Il s'est passé beaucoup de temps depuis mon dernier billet. J'ai passé pas mal de temps l'intérieur, tant que la météo s'y est prêtée, à peindre. Quand il a fallu se résoudre à cesser de peindre pour raison de climat, je me suis occupé des hublots. Le démontage fut aisé. Le nettoyage des portages, la corvée que j'escomptais... Je me suis penché sur les deux points que je j'appréhendais depuis longtemps : le réglage des verrous de fermeture et une astuce pour pouvoir positionner les hublots, seul, dans leur encastrement.

Pour le premier point, celui du réglage des verrous : sur les 10 hublots, un seul était fonctionnel. Les neufs autres, ne permettaient pas le 360° requis pour permettre le réglage. En mesurant les entraxes entres les charnières et les verrous sur les plexi, j'ai trouvé des différences allant jusqu'à 2 m/m . J'ai donc dû démonter tous les taquets de verrouillage et les meuler légèrement pour compenser les défauts d'entraxe. Je préfère taire, par charité chrétienne, le nom de la marque de ces hublot qui est un des leaders sur son marché.

Pour le second point, celui du positionnement. C'est un vrai casse tête quand on est seul ouvrier sur certains travaux. Et typiquement, celui de la pose des hublots, quand il faudrait se tenir à la fois dehors et dedans. Dans ce cas précis, le hublot doit être encastré, mais pas trop, afin de conserver une épaisseur de joint sur le portage suffisante pour rattraper les irrégularités de la tôle et la courbure de l'hiloire de roof. Ne pouvant pas me résoudre à contracter un mariage pour ce seul bénéfice, j'ai dû utiliser une astuce : fixer au ruban adhésif des languettes de bois (des manches de couteaux pour pique-nique) de façon à bloquer l'encastrement du hublot au ras de la tôle à l'intérieur et le positionner à égale distance du bord de la découpe. Cette astuce s'est révélée parfaite. Mon seul regret est que cela ait nécessité plusieurs jours de cogitation... En conclusion : cette pose des hublots s'est avérée délicate et longue. Pas tant pour le travail lui-même, que le temps passé à résoudre le problème de malfaçon et à imaginer l'astuce des languettes pour le positionnement.

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J'ai choisi comme joint de montage du silicone. Je sais que ça va en faire hurler certains, mais je voulais quelque chose de démontable. Les contraintes d'entretien sur l'acier diffèrent de celles des coques en plastique. Le temps de pose des hublot a varié de un seul en une après midi pour le premier, jusqu'à trois dans le même laps de temps pour les derniers. Il y a 10 hublots. En fait, le plus long, c'est d'enrober le tout avec du ruban de masquage. J'ai dû consommer 1 cartouche de joint par trois hublots. Mais avec l'habitude, on doit pouvoir faire mieux... et plus vite.

Cette photo est prise à la fin de la séquence de pose des hublots. J'ai l'impression que c'est vraiment la dernière limite compte tenu de l'arrivé brutal de la mauvaise saison, qui a succédé au fabuleux été Indien dont j'ai immensément bénéficié pour la peinture de l'intérieur.

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Posté par Denis Bernard | permalien | dans : construction, accastillage

dimanche 26 septembre 2010

Peinture à l'intérieur (2)

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Au vu de la lenteur de l'application de la peinture en intérieure due à l'handicap produit par le port du masque à cartouches filtrantes, j'ai décidé de me concentrer sur les priorités avant la mauvaise saison. En effet, j'ai maintenant la certitude que je ne pourrai pas achever la peinture de l'intérieur cette année. Le produit est bon, mais il requiert des conditions de température et d'hygrométrie que je n'aurai plus dans peu de jours. Entre autres choses, une température de mélange des composants de 15 degrés et une faible hygrométrie. Pour ce dernier point, si l'air est trop humide, mes lunettes de protection s'embuent me rendant incapable d'y voir quoi que ce soit. Le phénomène est accentué par le masque qui renvoie un peu d'air à l'intérieur des lunettes de protection. De plus, cette coque a la particularité d'avoir une structure de charpente plus dense que la moyenne et donc, de rendre les travaux de peinture encore plus longs.

Pour moi, la priorité des priorités est de peindre les emplacements intérieurs et extérieurs des hublots ouvrant du roof. En effet, ces hublots ont été posés provisoirement au chantier de Quimperlé sur des bandes de caoutchouc mousse. Si je peux peindre avant la mauvaise saison ces zones, je pourrais être à même de procéder au montage définitif de ces hublots avant l'hiver.

Une seconde priorité : rendre l'intérieur plus clair. Donc, il convient de peindre le dessous du roof en priorité. Le choix est clair : peindre la partie haute et centrale de la cabine tant que la météo fabuleuse de maintenant le permet.

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Posté par Denis Bernard | permalien | dans : construction, anticorrosion

samedi 25 septembre 2010

Début de la peinture à l'intérieur

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Enfin, le Grand jour ! C'est le début de la peinture de l'intérieur de la coque. Sur la photo, une vue de la pointe avant. La météo est superbe : c'est l'été Indien. Pourvu que ça dure.

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Posté par Denis Bernard | permalien | dans : construction, anticorrosion

lundi 13 septembre 2010

Traitement à l'acide de l'intérieur

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Traitement anticorrosion de l'intérieur : tout badigeonné à l'acide phosphorique. Ensuite, brossage et rinçage à l'eau. Ce fut une rude besogne. Autant cette opération est une formalité à l'extérieure, qu'à l'intérieur elle est une punition. La raison : l'acide génère des vapeurs suffocantes quand il ronge la rouille. Ce qui impose le port d'un masque à cartouches filtrantes. Sans compter les lunettes de protection qui sont de toutes façon indispensables. Oui mais : on se retrouve dans une atmosphère saturée d'humidité et par là même, les lunettes s'embuent en permanence... Ce genre d'opération nécessite une bonne température ambiante car l'acide est d'autant plus actif que le support est chaud. Ce ne serait pas possible de faire un traitement à l'acide l'hiver pour cette raison.
Au cours de cette opération qui m'a pris une bonne semaine, il a fallu évacuer l'eau qui s'était accumulée dans l'aileron de quille. Là aussi : grosse galère. J'ai fait un montage avec une pompe de cale centrifuge d'un modèle réputé et largement diffusé (dont je préfère taire la marque pour m'éviter un procès) qui s'est avéré absolument défaillante. Pour finir, j'ai vidé l'eau très rapidement avec un vulgaire aspirateur (du genre bidon aspire tout) vendu comme étant capable d'aspirer tant les poussières que l'eau. Ça s'est avéré vrai. Je ne peux que conseiller d'essayer en situation réelle (en noyant la cale volontairement) votre pompe de cale. Pour ma part, mon choix se portera sur des pompes de cale volumétriques à membrane et certainement pas sur des pompes centrifuges. Et, en tout cas, je procèderai à des essais en situation réelle, en noyant les fonds jusqu'aux planchers à la fin de la construction, ce que me permettra la rusticité de mes aménagements.

La procédure normale de la désoxydation intérieure des coques aciers est un traitement mécanique des surfaces rouillées à la brosse, voire sablage. J'ai choisi une autre voie, celle de l'acide phosphorique. La construction de ma coque a été faite en acier doux ordinaire, dit acier noir. Ce qui veut dire que l'acier est recouvert d'une couche de calamine qui est extrêmement dure, beaucoup plus dure que l'acier lui même. Cette calamine est de couleur argent au début, puis à la longue (avec l'humidité) devient noire. Or, l'intérieur de ma coque n'était que partiellement rouillée; et il n'y a que la rouille qui puisse faire sauter cette couche de calamine, pas le brossage ni le sablage. J'ai fait le choix d'attaquer la rouille là où elle existait et de peindre ensuite directement sur des surfaces en parties calaminées (environ 70% du total) et rouillées. Il faut savoir, que contrairement à l'extérieur où l'acide sèche immédiatement, l'acidification puis le rinçage de l'intérieur en atmosphère saturée d'humidité fait rouiller à nouveau ! Mais il s'agit d'une fleur de rouille et je mets par la suite une peinture époxy mastique à forte tolérance de surface.

Pour résumer : l'opération acide a rendu l'intérieur plus rouillé qu'avant le traitement. Mais les endroits rouillés en profondeur ont disparus. Et cette fleur de rouille qui a fini par couvrir la majorité des surfaces a pour vertu de faciliter l'accroche de la peinture qui est très visqueuse. Donc, dans le cas de la peinture employée, cette rouille généralisé de l'intérieur est une excellente chose. Mais il me faut avouer que c'est absolument désastreux pour le moral de voir ses aménagements rouillés ! Et l'intérieur devient plus sombre, par contraste avec les surfaces qui était de couleur argentées là où ce n'était pas rouillé.

Et si c'était à refaire ? Je choisirais quand même l'option "acide" à celle du brossage mécanique qui me paraît plus éprouvante physiquement. Et de toute façon, il est nécessaire d'avoir des surfaces propres et dégraissées avant peinture. Et tenir compte aussi qu'une peinture tiendra mieux et sera d'une application plus aisée sur une surface rugueuse, fusse-t-elle rouillée.

La photo montre l'avant de la coque, l'acide venant d'être appliqué. Il y a la présence d'une pellicule de couleur blanche qui est une sorte de talc issue de l'action de l'acide phosphorique qui contient du gypse. Cette pellicule doit être éliminée à l'eau et à la brosse nylon. En fait, il en reste toujours un peu, même après un brossage énergique et un rinçage abondant. Ces sels résiduels sont parfois considérés comme néfastes dans le cas d'une surface qui serait immergée en permanence et dont le film de peinture pourrait être ponctuellement rompu. Pour les oeuvres mortes, c'est sans conséquence si la peinture que l'on applique dessus le permet. Donc, se renseigner avant auprès du fabricant.

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Posté par Denis Bernard | permalien | dans : construction, anticorrosion

dimanche 12 septembre 2010 11:45:38

Fin des travaux de soudure

Quoi de nouveau depuis le mois d'avril ? À la fois peu et beaucoup ! Depuis l'achèvement de la mise en service du moteur Diesel de propulsion Lister Petter (so British!) je me suis concentré sur les petites bricoles de finition, de multiples travaux de soudure :

  1. confection d'une gaine d'évacuation de l'air de refroidissement du moteur;
  2. confection d'une baille pour la chaîne de mouillage;
  3. soudure de dizaines de pattes de fixations diverses sous les planchers;
  4. soudure de supports de lattes dans le coqueron arrière;
  5. soudure de supports de mains courantes dans la cabine;
  6. confection d'un équipet dans le poste avant;
  7. etc, etc, etc.

Puis, il a fallu dire : STOP. On arrête de fignoler ! Une nouvelle tranche de travaux débute : opération nettoyage. Passage de l'aspirateur partout et évacuation des milles et une bricoles accumulées depuis 2007. Prochaine tranche de travaux : l'anticorrosion de l'intérieur. Pourvu que le beau temps se maintienne !


Posté par Denis Bernard | permalien | dans : construction